Six mois après l’ordre d’expulsion, leur maison est toujours squattée

Il y a 4 semaines 28
Six mois après l’ordre d’expulsion, leur maison est toujours squattée AlexRaths / GETTY IMAGES

Malgré une décision de justice datant de la fin d'année 2020, la villa de deux Varois reste occupée par des familles de demandeurs d'asile en raison de la trêve hivernale.

Ils ont interpellé le pouvoir, jusqu’au sommet de l’État, en vain. Jean-Philippe Victor et sa sœur Marie-Françoise n’ont "même pas eu une réponse" du président de la République, des ministres de l’Intérieur et de la Justice, ni de leur député. Dans la commune varoise des Arcs-sur-Argens, ces copropriétaires d’une maison squattée par des demandeurs d’asile sont à bout, rapporte Var Matin, le 14 avril. Malgré une décision de justice rendue à la fin de l’année 2020, ordonnant l’expulsion des squatteurs, leur villa est toujours illégalement occupée par plusieurs familles.

"J’ai vu que le portail et la porte d’entrée étaient cassés, il y avait des gens à l’intérieur donc je suis directement allé porter plainte à la gendarmerie", a indiqué Jean-Philippe Victor à la chaîne de télévision CNews. Mais comme le précisait le sous-préfet de Draguignan, Éric de Wispelaere, dans les colonnes de Var Matin, en février 2021, il est impossible "de requérir la force publique avant la fin de la trêve hivernale". Cette année, en raison de la pandémie de coronavirus, celle-ci a été repoussée au 31 mai.

"Une manifestation de désespoir"

Si les pouvoirs politique et judiciaire ne peuvent rien pour les aider, alors Jean-Philippe et sa sœur ont décidé d’en appeler à l’opinion publique. Et celle-ci semble déjà être acquise, puisqu’une pétition en ligne réclamant l’expulsion rapide des occupants a déjà recueilli près de 1.000 signatures. Mais les propriétaires de la villa n’entendent pas en rester là : samedi 17 avril, ils appellent donc la population locale à leur apporter leur soutien en organisant un rassemblement pacifique. "C’est une manifestation de désespoir, apolitique et qui s’effectuera dans le respect des règles sanitaires", avertit ce copropriétaire désabusé. "Et dans le calme", insiste-t-il.

Selon les informations de CNews, les Victor ont déjà dépensé plus de 8.000 euros de frais de justice. À cela s’ajoutent, chaque mois, les factures d’électricité de leur villa occupée.

Débat des lecteurs

23 débatteurs en ligne23 en ligne

Faut-il renforcer les sanctions contre le squat ?

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L'état a obligation de faire resecter les articles 16 et 19 de la Constitution : ART. 16. - Le droit de propriété est celui qui appartient à tout cito ...Lire plus

Lire 210 arguments Oui

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Ajoutons à cela lors ce qu'un locataire qui vie dans un logement durant des années tout en payant son loyer et qui du jour au lendemain (augmentation ...Lire plus

Lire 36 arguments Non

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