Les Etats-Unis et la Chine « s’engagent à coopérer » sur la crise climatique

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International Climat

Lors de la visite de John Kerry, les deux pays ont affirmé « ont leur intention de développer » leurs stratégies à long terme pour atteindre la neutralité carbone d’ici le sommet écossais.

Opposés sur de multiples dossiers, les Etats-Unis et la Chine ont réussi à trouver un terrain d’entente, samedi 17 avril, sur le sujet de la lutte contre le changement climatique. « Les Etats-Unis et la Chine s’engagent à coopérer entre eux et avec d’autres pays pour affronter la crise climatique, qui doit être traitée avec le sérieux et l’urgence qu’elle exige », ont écrit, dans un communiqué commun, l’émissaire américain John Kerry (en visite à Shanghai) et son homologue chinois Xie Zhenhua.

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Le texte énumère les multiples voies de coopération entre les deux premières économies mondiales qui, ensemble, représentent près de la moitié des émissions de gaz à effet de serre responsables du changement climatique. Washington et Pékin y affirment « le renforcement de leurs actions respectives et la coopération dans les processus multilatéraux, y compris la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques et l’Accord de Paris ».

Selon la déclaration de samedi, Washington et Pékin « ont l’intention de développer » leurs stratégies à long terme pour atteindre la neutralité carbone d’ici le sommet écossais (en novembre).

Parmi les autres mesures à court terme, se trouvent le renforcement des « investissements et financements internationaux » pour soutenir la transition vers l’énergie verte dans les pays en développement, ainsi que l’élimination progressive de la production et de la consommation d’hydrofluorocarbures, gaz principalement utilisés dans la réfrigération, les climatiseurs et les aérosols.

Les actions à plus long terme à prendre dans les années 2020 pour maintenir l’élévation de température convenue dans l’Accord de Paris « à portée de main » comprennent la réduction des émissions de l’industrie et de la production d’électricité, l’intensification des énergies renouvelables, des transports propres et une agriculture résistante aux variations du climat.

Une priorité de l’administration Biden

M. Kerry était le premier responsable de l’administration du président Joe Biden à se rendre en Chine. Cette visite représentait un signe d’espoir sur le fait que les deux parties puissent travailler ensemble au défi mondial que représente le changement climatique, malgré des tensions criantes sur plusieurs autres dossiers – tels que la politique chinoise à Hongkong, le traitement des Ouïghours dans le Xinjiang et la question de Taïwan.

Le président démocrate a fait du climat une priorité absolue, prenant le contre-pied de son prédécesseur Donald Trump, partisan de l’industrie des combustibles fossiles et qui avait fait sortir les Etats-Unis de l’Accord de Paris.

Il organise d’ailleurs jeudi et vendredi prochain un sommet environnemental international virtuel, rassemblant 40 dirigeants mondiaux à cet événement. La Chine et les Etats-Unis « attendent avec impatience » ce sommet, stipule le communiqué commun, même si le texte ne dit pas si le président chinois, Xi Jinping, y participera.

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Joe Biden a fait renouer Washington avec l’Accord de Paris, signé en 2015, qui avait été négocié par John Kerry, alors secrétaire d’Etat du président Barack Obama. L’Accord de Paris engage les nations signataires à prendre des mesures pour maintenir les hausses de température à pas plus de deux degrés Celsius (3,6 Fahrenheit) au-dessus des niveaux préindustriels.

Le Monde avec AFP

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