INFO FRANCEINFO. Le bruit coûte 156 milliards d'euros par an en France

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Selon une étude de l'Ademe et du Conseil national du bruit, 68,4% des dépenses globales attribuées aux nuisances sonores concernent le bruit des transports.

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Publié le 22/07/2021 05:13

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Le coût social du bruit s'élève à 155,7 milliards d'euros par an, selon une étude publiée jeudi 22 juillet par l'Ademe (Agence de la transition écologique) et le Conseil national du bruit, que vous révèle en exclusivité franceinfo. Le trafic routier présente à lui seul la moitié du coût global.

L'étude a cherché à évaluer le coût du bruit sur les dépenses de santé à court et long terme, des maladies professionnelles à la perte d'espérance de vie, ainsi que ses conséquences plus larges sur l'économie comme la dépréciation immobilière ou la perte de productivité. En 2018, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) estimait que le bruit était le second facteur environnemental provoquant le plus de dommages en Europe, derrière la pollution : un Européen sur cinq est exposé de manière chronique à des niveaux de bruit préjudiciables à la santé. 

Sans surprise, le bruit des transports coûte le plus cher, 106,4 milliards d'euros par an en France, selon l'étude, soit 68,4% des dépenses globales attribuées aux nuisances sonores, le vrombissement du trafic routier représentant à lui seul la moitié des dépenses totales. En second lieu arrivent les nuisances de voisinage (voisins, mais aussi chantiers, et bruit généré par les activités professionnelles comme la présence d'un bar près de son logement), elles coûtent 26,3 milliards d'euros par an en France. Enfin, les nuisances sonores au sein des environnements de travail coûteraient 21 milliards d'euros par an à la société française dans son ensemble. 

L'étude pointe que le coût du bruit en France a presque triplé en cinq ans, il a augmenté de 98,3 milliards d'euros depuis la première étude réalisée par l'Ademe en 2016. Cela s'explique essentiellement par la reconnaissance de nouveaux effets sanitaires du bruit (obésité, hypertension, santé mentale, diabète) ainsi que l'intégration de nuisances jusqu'alors pas prises en compte comme le volume sonore des chantiers ou celui en milieu hospitalier. 

Enfin, les auteurs de l'étude appellent à une prise en compte du rapport coûts/bénéfices des dépenses destinées à diminuer le bruit, estimant qu'investir dans une meilleure protection des Français face aux nuisances sonores pourrait, à terme, réduire le coût social global du bruit en France. Elle préconise notamment la réduction de la vitesse sur les voies rapides, le développement des ZFE (zones à faibles émissions), l'amélioration de la qualité accoustique des bâtiments scolaires et l'application d'une charte "chantier à faible nuisance".

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