Politique Elections

Les élections sont cruciales pour les territoires et pour les partis politiques, du Rassemblement national au Parti communiste.

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Dépouillement du second tour des élections départementales à Valence, le 29 mars 2015. Dépouillement du second tour des élections départementales à Valence, le 29 mars 2015.

Si l’on s’en tient aux informations relatées par la plupart des médias écrits et audiovisuels, la prochaine échéance électorale se limite aux régionales. Le débat qui s’est tenu mardi 13 avril à l’Assemblée nationale et mercredi 14 au Sénat l’a encore démontré. Beaucoup l’ignorent, l’ont oublié ou le passent sous silence mais, les 20 et 27 juin, devraient avoir lieu simultanément les élections régionales, ainsi que celles des assemblées de Corse, de Guyane et de Martinique, et les élections départementales.

Il n’empêche, si l’attention se focalise sur les élections régionales et si les départements ont perdu de leur lustre d’antan, le scrutin départemental reste un véritable révélateur de la structuration politique territoriale.

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A l’inverse des élections régionales, où les investitures et les stratégies politiques sont généralement validées par les instances nationales, la plupart des partis accordent à leurs fédérations départementales une large autonomie dans le choix des candidatures et des alliances. De l’extrême droite à la gauche de l’échiquier politique – l’extrême gauche est peu représentée dans ce scrutin –, les enjeux sont multiples et leurs déclinaisons diverses.

Le RN veut « être présent partout »

Le Rassemblement national (RN) sera probablement la formation politique qui présentera le plus de candidats sous sa propre étiquette. En 2015, le Front national (FN) était présent dans 93 % des cantons ; le RN a l’intention de faire « au moins aussi bien » cette année. « Nous voulons être présents partout, y compris dans des coins où on est faibles, assure Philippe Olivier, conseiller politique de Marine Le Pen. Ces élections servent aussi à progresser et à faire émerger et monter des cadres. Avec les suppléants, on va avoir plus de 8 000 candidats. »

Il se dit persuadé que le second tour sera « un accélérateur de recomposition ». En 2015, le FN s’était qualifié au second tour dans 1 073 cantons (sur 2 054), dont 322 dans lesquels il était arrivé en tête. Mais finalement, il n’en avait gagné que 35, soit 70 élus puisque chaque canton élit un binôme mixte composé d’une femme et d’un homme. Le RN espère bien renforcer sa présence au second tour en 2021. « Que vont faire les LR [Les Républicains] au second tour ? Se maintenir ? Fusionner avec LRM [La République en marche] ? Il n’est pas du tout sûr que les petits élus LR se sentent plus proches de LRM que de nous », souligne M. Olivier.

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