Mort de Claude Brasseur : Entre « La Boum » et « Un éléphant », retour sur ses rôles les plus cultes

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Claude Brasseur dans « La Boum ».

Claude Brasseur dans « La Boum ». — Production Gaumont International
Claude Brasseur est décédé ce mardi, à l’âge de 87 ans. L’acteur a tourné dans plus de cent films. Parmi ses rôles les plus marquants figurent ceux d'« Un éléphant ça trompe énormément », « Les Nouvelles Aventures de Vidocq » ou encore « La Boum ».

Son inimitable voix rocailleuse s’est éteinte. L’acteur Claude Brasseur est mort ce mardi à l’âge de 84 ans. Le monde du cinéma pleure une de ses grandes figures qui a tourné pour les caméras des plus grands : Carné, Franju, Renoir, Godard, Lautner, Pinoteau, Truffaut, Téchiné, Sautet, Breillat, Berri, Blier, Cabrera, de Broca.

Au travers plus de 100 films, 7 séries, une longue carrière sur les planches et 2 Césars, il s’est illustré dans les rôles classiques tels que Dom Juan, des drames tel qu’Une histoire simple de Claude Sautet, les grandes comédies populaires telle que Le Dîner de cons de Francis Veber et le cinéma d’art et essai tel que Détective de Jean-Luc Godard. Difficile de ne retenir que cinq rôles, mais voici ceux qui, pour une raison ou une autre, ont marqué des tournants dans la carrière de Claude Brasseur.

François Vidocq dans « Les Nouvelles Aventures de Vidocq »

Si Claude Brasseur a fait ses débuts au théâtre, la télévision qu’il va lui offrir ses premiers grands rôles : Rouletabille dans Le Mystère de la chambre jaune de Jean Kerchbron, Sganarelle dans Dom Juan ou le Festin de pierre de Marcel Bluwal en 1965, et surtout François Vidocq dans la série policière Les Nouvelles Aventures de Vidocq, où il remplace Bernard Noël, le protagoniste de la première dans les années 1960. Les aventures de cet ancien bagnard devenu policier au début du XIXe siècle, diffusées de 1971 à 1973 sur la première chaîne de l’ORTF, apportent à Claude Brasseur une immense popularité.

Daniel dans « Un éléphant ça trompe énormément » et « Nous irons tous au paradis »

Son agent lui avait initialement conseillé de ne pas accepter ce rôle, mais il insiste, en posant une condition : « J’ai dit tout de suite que je ne voulais pas faire de Daniel une folle tordue ! ». En 1976, Claude Brasseur donne la réplique à Jean Rochefort, Guy Bedos et Victor Lanoux et intègre la bande de copains du film culte d’Yves Robert, Un éléphant ça trompe énormément. Il va jouer Daniel, un homosexuel qui ne se console pas d’un amour perdu. Ce rôle lui vaudra la reconnaissance de ses pairs et le César du meilleur acteur dans un second rôle. Son interprétation, loin de celle des homosexuels caricaturaux de l’époque, lui vaut les félicitations d’une association de San Francisco. Il reprendra le rôle dans la suite de ce grand succès populaire, Nous irons tous au paradis.

François Beretton dans « La Boum » et « La boum 2 »

Claude Brasseur a déjà deux césars lorsqu’il accepte de jouer François Beretton, le père de Vic dans La Boum de Claude Pinoteau en 1980. Dans cet autre immense succès populaire qui révèle Sophie Marceau, il campe un chirurgien-dentiste qui trompe sa femme, avant de s’en mordre les doigts. Avec Brigitte Fossey, il forme un des couples de parents les plus emblématiques du cinéma français… Il rendossera l’imperméable de François Beretton deux ans plus tard dans sa suite.

Joseph Fouché dans « Le Souper »

C’est un rôle qu’il a d’abord tenu au théâtre dans la pièce à succès de Jean-Claude Brisville, puis au cinéma dans le film d’Edouard Molinaro. Il s’agit deux duels au sommet : celui sur scène et à l’écran de deux grands acteurs, Claude Rich et Claude Brasseur, celui fictif, de deux grands personnages de l’histoire de France, lors d’un Souper en 1815, peu après la défaite de Waterloo, entre Tallerand (Claude Rich) et défenseur de la monarchie, et Fouché (Claude Brasseur), partisan de Napoléon II. Une rencontre imaginaire pour discuter de l’avenir de la France.

« Camping » et ses deux suites

C’est grâce à cette trilogie qu’il s’est fait connaître auprès de la jeune génération. Dans Camping (2006) et ses deux suites en 2009 et 2016 de Fabien Onteniente, Claude Brasseur partage l’affiche avec Franck Dubosc, Gérard Lanvin, Mathilde Seignier, Antoine Duléry, Claude Brasseur, Mylène Demongeot, Richard Anconina, Gérard Jugnot, et Michèle Laroque, et campe Jacky Pic, retraité, habite Melun, habitué du camping depuis trente ans, « abonné » à l’emplacement 17.

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