Le Sénégal dans la tourmente

Il y a 1 mois 37
Tensions.
Un blindé dans les rues de Dakar, le 8 mars 2021.  PHOTO / JOHN WESSELS / AFP

Ousmane Sonko a été inculpé et placé sous contrôle judiciaire ce lundi 8 mars. Le Sénégal retient son souffle après qu’un mouvement de colère de ses partisans a embrasé les rues de Dakar la semaine dernière et fait 5 morts. Ils dénoncent une manœuvre visant à écarter un adversaire politique du président.

“Journée de flamme” : le titre de L’Observateur donne le ton en ce 8 mars. De flamme, il n’y en a pas encore dans les rues de Dakar. Mais c’est bien ce que tout le monde redoute. Électrique, le Sénégal, selon Walf Quotidien, qui titre “Ligne haute tension”. Après l’éruption de colère qui a traversé le Sénégal la semaine dernière, le pays retient son souffle. “Cela risque encore de chauffer aujourd’hui et dans les jours qui suivent”, prévient le journal.

La journée s’annonce cruciale et le pouvoir a tout fait pour éviter de nouveaux débordements. Les écoles ont été fermées pour la semaine. Dès l’aube ce lundi, le centre-ville de Dakar a été “bunkerisé”, rapporte Senenews. Pour prêter main-forte à la police et à la gendarmerie, “l’armée a même été réquisitionnée” et les “blindés sont visibles” sur les grands axes. C’est en catimini, à 5 h 24 du matin, croit savoir le site d’information, qu’Ousmane Sonko a été extrait de sa cellule de gardé à vue de la Section de recherche de Dakar. À la mi-journée, il a rencontré le juge d’instruction, qui lui a notifié son inculpation dans l’affaire de viol présumé à l’encontre d’une masseuse d’un salon de beauté de Dakar.

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Anna Sylvestre-Treiner

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