La statue du général confédéré Robert E. Lee retirée du Capitole des États-Unis

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Événement historique ce lundi 21 décembre avec le retrait de la statue du général confédéré Robert Lee du Capitole, à Washington. Un ultime déboulonnage après une année de lutte contre le passé raciste des États-Unis.

La statue du général sudiste Robert E. Lee se tenait dans le National Statuary Hall du Capitole de Washington depuis cent onze ans, rappelle NBC News, en tant que contribution de l’État de Virginie à cette galerie des personnages importants de l’histoire américaine.

Mais, le lundi 21 décembre, la statue du célèbre général Lee a été déboulonnée, a annoncé le gouverneur de Virginie, Ralph Northam. Un événement filmé et diffusé par les médias américains, comme sur ces images diffusées par Bloomberg

Le New York Times détaille la genèse de cette décision, qui remonte au mois d’avril 2020. Le gouverneur de l’État de Virginie avait alors signé une loi mettant en place une commission chargée de statuer sur le déboulonnage et le remplacement de la figure du général. Une décision qui a précédé d’un mois la mort de George Floyd, à l’origine de nombreuses manifestations antiracistes aux États-Unis et à travers le monde.

Les huit membres de la commission ont voté le 24 juillet en faveur du retrait de la statue de Lee, qui sera déplacée au musée d’Histoire et de Culture de Richmond.”

Symbole de l’héritage raciste

En tant que général des États confédérés, défenseurs de l’esclavage, pendant la guerre de Sécession (1861-1865), la figure de Robert E. Lee est devenue très controversée, “en particulier à Richmond (Virginie), l’ancienne capitale des États confédérés”, explique le Washington Post.

Des représentants démocrates du Congrès de Virginie ont déclaré que la statue de Robert E. Lee [honorait] un héritage de division, d’oppression et de racisme”.

Honorer la lutte pour les droits civiques

À la place de la statue du général, la commission “a recommandé l’installation d’une représentation de Barbara Johns”, poursuit le quotidien de Washington. Cette pionnière du mouvement des droits civiques est un symbole de la lutte contre la ségrégation raciale, notamment grâce à sa dénonciation, à l’âge de 16 ans, du traitement réservé aux Africains-Américains dans son lycée de Farmville en 1951.

L’Assemblée générale de Virginie doit étudier la proposition à partir du 13 janvier 2021. Barbara Johns rejoindrait alors Rosa Parks dans le Capitole, précise le New York Times.

Adrien Palluet

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