En grève de la faim pour sauver son apprenti, le boulanger termine aux urgences

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Jérémy Joly Publié le 13/01/2021 à 20h45

En grève de la faim pour sauver son apprenti, le boulanger termine aux urgences Pixabay

Stéphane Ravacley, qui voulait défendre son apprenti menacé d’expulsion, a fait un malaise mardi et a été conduit aux urgences.

C’est sans doute l’illustration de sa détermination. L’histoire de Stéphane Ravacley et Laye Fodé Traoré, un boulanger de Besançon et son apprenti guinéen, a fait le tour du monde. Alors que ce dernier vit sous la menace d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), l’artisan de 50 ans a décidé de se mettre en grève de la faim le dimanche 3 janvier. Or, mardi matin, selon France Bleu, l’homme est "tombé dans les pommes" alors qu’il était dans sa voiture devant son magasin.

Stéphane Ravacley a été pris en charge par les pompiers avant d’être conduit aux urgences de l’hôpital Jean Minjoz. Depuis le début de son action, il ne consommait plus que du bouillon et aurait perdu 8 kilos en quelques jours. S’il se sent "très faible", l’artisan de 50 ans n’est toutefois pas dans un état grave. L’homme veut même poursuivre sa grève de la faim dans les prochains jours pour essayer d’attirer l’attention sur la situation de son apprenti.

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Laye Fodé Traoré est arrivé sans papiers en France il y a deux ans et demi après avoir traversé le Mali, la Libye et la Méditerranée. Depuis septembre 2019, il est devenu apprenti dans la boulangerie de Besançon. Problème, depuis avril 2020, il est âgé de 18 ans et peut donc être expulsé. Il a saisi le tribunal administratif de Besançon pour contester la décision de la préfecture. Une requête qui sera examinée le 26 janvier. Selon l’Agence France-Presse, citée par France Bleu, l’ambassade de Guinée aurait choisi de légaliser les papiers du jeune apprenti. Jusque-là, la préfecture considérait qu’ils n’étaient pas authentiques. Une pétition lancée sur Internet pour le soutenir compte désormais près de 240.000 signatures.

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