Coronavirus : La Commission européenne appelle l’UE à « parler d’une seule voix » sur AstraZeneca

Il y a 1 semaine 29
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Une dose du vaccin contre le Covid-19 d'AstraZeneca.

Une dose du vaccin contre le Covid-19 d'AstraZeneca. — Nasser Nasser/AP/SIPA

Pour la Commission européenne, il faut que les pays européens cessent de prendre des décisions unilatérales sur le vaccin contre le Covid-19 d’AstraZeneca. La commissaire à la Santé, Stella Kyriakides, a ainsi appelé mercredi les membres de l’UE à se coordonner et à « parler d’une seule voix » sur ce vaccin, dont plusieurs pays ont restreint l’usage. L’objectif pour la Commission est de « ne pas plonger les citoyens dans la confusion » et ainsi faire retomber la défiance contre ce produit.

« Il est essentiel que nous suivions une approche coordonnée (…) Nous devons parler d’une seule voix à travers l’UE afin de conforter la confiance du public dans la vaccination », a-t-elle indiqué dans un tweet, avant de s’exprimer devant les ministres européens de la Santé. Ces derniers étaient réunis pour examiner les conclusions de l’Agence européenne des médicaments (EMA) confirmant le lien entre le vaccin AstraZeneca et de rares cas de caillots sanguins.

Le régulateur européen a cependant affirmé que les bénéfices du vaccin du laboratoire suédo-britannique l’emportent sur les risques, et qu’aucun facteur de risque spécifique, comme l’âge, n’avait été identifié. Pour autant, plusieurs Etats européens ont déjà décidé de restreindre son utilisation selon des critères d’âge, variables d’un pays à l’autre. La semaine dernière, l’Allemagne a par exemple déconseillé l’usage du produit pour les plus jeunes, le réservant aux plus de 60 ans. En France, la Haute autorité de santé a recommandé de le réserver aux personnes de 55 ans et plus.

« Le monde nous regarde »

La ministre portugaise de la Santé, Marta Temido, dont le pays assure depuis janvier la présidence tournante de l’UE, a également lancé un appel à une meilleure coordination européenne sur l’utilisation du vaccin AstraZeneca. « Il s’agit d’une décision technique, pas d’une décision politique. Nous devons continuer de suivre les meilleures informations scientifiques fournies par l’EMA et ses avis. Nous ne devons pas oublier que des décisions individuelles affectent tout le monde », a-t-elle martelé.

« Le monde nous regarde, et nous devons garder à l’esprit que le vaccin d’AstraZeneca est le principal vaccin qui est exporté vers les pays à bas et moyens revenus », s’est par ailleurs inquiétée Stella Kyriakides dans son adresse aux ministres. Pour autant, « l’expérience avec AstraZeneca montre que notre système de pharmacovigilance fonctionne », en faisant remonter auprès du gendarme européen les signalements de thromboses chez les personnes vaccinées, a observé la commissaire.

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