Assassinat chez les Gucci : argent, sexe et jalousie

Il y a 6 jours 13

Le 27 mars 1995, vers 8h30, Maurizio Gucci, 47 ans, quitte son appartement pour se rendre au siège administratif de la maison Gucci. Il n'a qu'un carrefour à traverser et n'a pas de garde du corps même s'il a déjà fait l'objet de menaces. Alors qu'il salut le portier et s'apprête à monter les marches du siège, trois coups de feu claquent : les deux premiers le touchent à l'épaule et le troisième perfore le haut de la cuisse. Insuffisant pour le tuer, mais suffisant pour l'immobiliser. Le tueur s'approche et lui tire une quatrième balle en pleine tête.

Les secours n'ont pas pu réanimer Maurizio Gucci. Il était déjà en état de mort cérébrale quand ils sont arrivés. La brigade criminelle de Milan se rend rapidement sur les lieux. Le tueur a utilisé un pistolet tirant des balles de calibres 7.65. Des témoins l'ont vu s'enfuir dans une voiture conduite par un complice : une Renault Clio de couleur verte. Le portier, blessé pendant l'acte, ne donne qu'un signalement vague de l'assassin

Le procureur adjoint en charge du dossier pense aussitôt à un règlement de compte sur fond de litige financier. Un différend commercial, une dette non honorée, un détournement de fonds peuvent-ils être à l'origine de la mort de Maurizio Gucci ? Il faudra attendre quelques semaines pour que la police reconstitue le véritable scénario : un règlement de compte dicté par la colère, la jalousie et l'argent.

Nos invités

Caroline Pigozzi, journaliste, grand reporter spécialiste du Vatican
Yann Kerlau, auteur du livre "Les dynasties du luxe" aux éditions Perrin. Il a été directeur général du groupe Gucci de 2000 à 2008.

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