À l’étude depuis un demi-siècle, le nouvel aéroport de Lisbonne est de nouveau retoqué

Il y a 1 mois 32
Arlésienne.
À l’aéroport Humberto Delgado de Lisbonne, le 9 décembre 2020. PHOTO / PATRICIA DE MELO MOREIRA / AFP)

Le groupe français Vinci devait se charger de construire une nouvelle structure sur la rive sud du Tage pour désengorger l’actuel aéroport. Finalement, le projet va une fois de plus être réévalué, au vu de la chute du trafic aérien et des inquiétudes autour de l’impact environnemental du chantier.

Il semblait enfin avoir pris son envol, mais voilà que le projet d’un nouvel aéroport à Lisbonne est à nouveau cloué au sol. Le énième rebondissement d’un “feuilleton interminable”, commentait Público dans son éditorial du 3 mars. Face à la chute du trafic aérien provoquée par la pandémie (moins 70 % en 2020 à Lisbonne) et aux inquiétudes environnementales des élus locaux, le gouvernement d’Antonio Costa a décidé cette semaine de réévaluer le projet.

Sa construction à Montijo, sur la rive sud de l’estuaire du Tage, avait pourtant été confiée au groupe de BTP français Vinci, qui s’était engagé à investir plus d’un milliard d’euros pour doubler d’ici à 2022 la capacité aéroportuaire de la capitale portugaise, à 50 millions de passagers par an.

Il n’en sera rien. Le rétropédalage gouvernemental prête aujourd’hui à sourire à l’aune des déclarations, il y a un an, du Premier ministre socialiste qui jurait, solennel, qu’il n’y aurait désormais plus de plan B au projet de Montijo. “Repartir de zéro [représenterait] un coût énorme pour l’économie du pays. C’est pourquoi chacun doit agir de manière responsable”, déclarait Costa.

“L’objet de discussion depuis cinquante-deux ans”

C’est peu dire que ce projet d’un second aéroport à Lisbonne pour

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Vincent Barros

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